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Comment baisser le taux d’humidité dans la maison grâce à la VMC ?

Moisissures, auréoles sur les murs, condensation sur les vitres ou papier peint décollé : il n’y a pas de doute, le taux d’humidité dans la maison atteint des sommets. Les conséquences peuvent être désastreuses, tant pour le bâtiment que pour la santé des habitants. Quelle que soit la cause du problème (fuites d’eau ou mauvaise ventilation), il faut agir rapidement.

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) est le dispositif le plus courant pour se débarrasser de l’humidité. Une aération générale et permanente est d’ailleurs une obligation légale depuis 1982 dans toutes les pièces du logement. La pose d’une VMC permet un renouvellement de l’air intérieur efficace dans les endroits qui présentent un fort taux d’hygrométrie, comme la salle de bain ou la cuisine. Voici pourquoi cet équipement est idéal pour se débarrasser des problèmes d’humidité chez soi.

Les causes de l’humidité dans une maison

Les problèmes d’humidité touchent aussi bien les bâtiments anciens que les nouvelles constructions, et leurs origines peuvent être multiples. Certaines pièces comme la cuisine, la salle de bain ou la buanderie sont particulièrement sujettes à la condensation. Une ventilation déficiente dans ces pièces de service ne parvient pas à éliminer l’humidité engendrée pendant la préparation des repas, les bains ou la douche. Une mauvaise aération globale dans le logement impacte également les pièces à vivre, car les appareils ménagers et même la respiration des occupants sont des sources d’humidité. On estime qu’une personne rejette 2 litres et demi d’eau en respirant chaque jour. D’autres causes peuvent être identifiées : une fuite sur le circuit d’eau, des infiltrations depuis l’extérieur de la maison ou encore des vitres de mauvaise qualité. Une fois le diagnostic établi, il est important d’agir vite avant que le problème ne prenne de l’ampleur. Les conséquences d’un dégât des eaux peuvent en effet être désastreuses.

Les conséquences de l’humidité sur le bâtiment et la santé

Pour mesurer l’humidité dans une maison, on utilise le taux d’hygrométrie. Il donne le pourcentage d’eau dans l’air ambiant. Dans l’idéal, le taux d’hygrométrie se situe à 50 % pour une température de 20 degrés, mais une variation de 45 à 65 % est considérée comme normale. Au-dessus de 70 % d’humidité dans l’air, certains signes peuvent alerter sur un problème à corriger au plus vite, au risque de s’empirer.

De la condensation se forme à l’intérieur des fenêtres, des auréoles apparaissent sur les murs et le plafond, souvent accompagnées de moisissure et de champignons. Le papier peint se décolle des murs et la peinture s’écaille, le bois des menuiseries gonfle et les objets métalliques commencent à rouiller. La maçonnerie et les joints peuvent se désagréger. Une maison humide peut avoir des conséquences aussi bien sur le bâti que sur la santé. Les moisissures peuvent provoquer des odeurs désagréables et cet air malsain va impacter le bien-être et la santé des occupants.

Traiter les problèmes d’humidité par la ventilation

Les problèmes d’humidité dans une maison doivent être traités en fonction de leur cause, et il est souvent nécessaire de demander l’avis d’un professionnel. Néanmoins, si aucun dégât des eaux et aucune infiltration par les murs, la toiture ou les sols ne sont à déplorer, il est fort à parier que le manque de ventilation est responsable de la situation.

Comment la ventilation peut-elle assécher l’air d’une pièce ?

L’air extérieur est généralement plus sec que l’air intérieur, c’est pourquoi le renouvellement de l’air de la maison est une étape indispensable pour assécher l’air d’une pièce. La ventilation naturelle, consistant à ouvrir les fenêtres et à créer des courants d’air dans la maison, permet d’évacuer l’humidité et l’air vicié. L’air chaud a tendance à monter tandis que l’air froid descend. Ainsi, un tirage d’air peut être mis en place naturellement dans le logement. Ce système fait entrer l’air neuf dans les pièces à vivre afin qu’il se déplace vers les pièces de service chaudes et humides, comme la cuisine et la salle de bain, qui peuvent être munies de bouches d’extractions qui mènent à la toiture. Ce type de ventilation reste pour le moins limité, il est tributaire des conditions météorologiques et occasionne des déperditions d’énergie importantes, surtout en hiver.

Comment empêcher l’humidité de s’installer dans une salle de bain ?

La salle de bain est la pièce la plus humide de la maison, elle est particulièrement propice à la condensation qui apparaît lorsque la vapeur contenue dans l’air entre en contact avec des parois froides. Cette pièce, plus que tout autre, constitue un environnement idéal pour la prolifération de champignons, de moisissures, de salpêtre et de lichen. La simple ouverture des fenêtres peut s’avérer insuffisante pour éliminer l’humidité ambiante. La pose d’une VMC est la solution la plus performante pour faire circuler l’air dans la maison. Cet équipement permet de capturer l’air vicié de la maison et de le remplacer par un air neuf. Certains systèmes de VMC s’adaptent à la quantité de vapeur émise pour moduler les flux d’air, ce qui est une vraie révolution dans les pièces de service, en particulier dans la salle de bain.

Comment lutter contre l’humidité des murs sujets à la condensation ?

Si le problème d’humidité dans les murs intérieurs provient d’un phénomène de condensation excessive, alors la pose d’une VMC est une solution pertinente. L’environnement malsain généré par la condensation dégénère très vite. L’aération des pièces à vivre, comme la chambre à coucher, n’est pas suffisante pour lutter contre les moisissures provoquées. Seule une ventilation performante est en mesure d’éliminer la vapeur d’eau et d'assainir un mur humide autant que l’air de la maison.

Les différents types de VMC pour lutter contre l’humidité

La ventilation mécanique renouvelle l’air de la maison et se débarrasse de l’air chaud et humide des pièces de service comme la cuisine ou la salle de bain. L’installation d’une VMC a un impact direct sur la qualité de l’air intérieur. Elle permet de vivre dans un environnement sain et oxygéné. Le CO2 et les polluants présents en quantité en intérieur sont également éliminés grâce à ce flux d’air, ce dernier ne provoquant pas de déperdition d’énergie. Différents types de VMC existent :

  • la VMC simple flux autoréglable est la VMC classique, la moins onéreuse et au fonctionnement le plus simple : des grilles d’aération sont placées au niveau des fenêtres du logement pour faire entrer l’air neuf, alors que des bouches d’extraction chargées d’évacuer l’air vicié sont installées dans les pièces exposées à l’humidité. L'inconvénient de la VMC simple flux est que son flux d’air est permanent et qu’elle occasionne une certaine déperdition d’énergie ;
  • la VMC hygroréglable s’adapte au taux d’hygrométrie de chaque pièce, grâce à un capteur d’humidité placé sur les bouches d’extraction, son flux d’air est donc discontinu en fonction du taux d’hygrométrie de la pièce ;
  • la VMC double flux est la plus élaborée de tous les types de VMC, elle est en réalité constituée de deux circuits de ventilation et de deux réseaux de gaines, un pour l’air entrant, l’autre pour l’air vicié, qui sont reliés à un échangeur thermique. Ce système permet de récupérer jusqu’à 90 % des calories présentes dans l’air vicié afin de réchauffer l’air neuf, occasionnant des économies de chauffage conséquentes.

Quel que soit le système de VMC choisi, ces dispositifs nécessitent un entretien régulier et rigoureux, afin de ne pas s’encrasser et d’assurer efficacement le renouvellement et l’assainissement de l’air intérieur.